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M0rt suspecte d’un nourrisson à l’hôpital Ndamatou : ce que révèle l’autopsie, le point sur l’enquête

M0rt suspecte d’un nourrisson à l’hôpital Ndamatou : ce que révèle l’autopsie, le point sur l’enquête

Contrairement au communiqué de la direction de l’hôpital Ndamatou de Touba, les résultats de l’autopsie du nourrisson décédé après une injection, selon sa famille, sont bel et bien disponibles. Seneweb livre en exclusivité les conclusions du médecin légiste et les derniers développements de l’enquête de la police.

Le 2 octobre 2026, un nourrisson de neuf mois, S. S. Dieng, est reçu au service des urgences de l’hôpital Ndamatou de Touba. D’après le directeur de l’établissement, l’enfant y a été admis pour asthme selon l’enquête . Il aurait ensuite fait un arrêt cardio-respiratoire après une injection de bétaméthasone. Admis en réanimation, il a rendu l’âme le même jour, vers 3 heures du matin.

Le 5 octobre 2026, le directeur de l’hôpital saisit le commissariat pour déclarer le décès. Selon ses explications, les parents de l’enfant commençaient à s’agiter d’après l’enquête . Il a donc décidé de formuler une requête afin de déterminer les causes de la mort.

Après avis favorable du procureur de la république , une demande de concours est adressée le même jour au directeur de l’hôpital Général Idrissa Pouye de Grand Yoff, pour la réalisation de l’autopsie.

Le 7 octobre 2026, une seconde demande de concours est adressée au chef de service du Centre Antipoison du Sénégal, situé à l’hôpital de Fann. Elle porte sur des analyses toxicologiques et histopathologiques, à partir de prélèvements effectués sur le corps de la victime. Le substitut du procureur de la République de Mbacké a par ailleurs ordonné la délivrance à la famille d’un certificat aux fins d’inhumation.

Les conclusions de l’autopsie

Le 9 octobre 2026, le commissariat d’arrondissement de Ndamatou reçoit de l’hôpital Général Idrissa Pouye de Grand Yoff les résultats de l’autopsie. Le corps examiné est celui de S. S. Dieng, âgé de neuf mois, fils de S. Mbacké et de N. Dieng, domicilié chez ses parents à Touba Héliport.

Le certificat de genre de mort conclut à « un état d’anasarque avec bouffissure du visage, infiltration diffuse des tissus mous, associée à des épanchements pleural et péritonéal. Signes de souffrance aiguë rénale et myocardique. Absence de lésion traumatique et de malformation macroscopique ».

L’anasarque désigne un œdème généralisé, c’est-à-dire un gonflement diffus du corps lié à une accumulation de liquide dans les tissus. Les épanchements pleural et péritonéal correspondent à la présence de liquide autour des poumons et dans l’abdomen. Le médecin légiste relève aussi des signes de souffrance aiguë des reins et du cœur. Il n’a constaté ni lésion traumatique ni malformation visible à l’œil nu.

Les analyses toxicologiques toujours attendues

À ce dimanche 11 octobre 2026, les résultats des analyses demandées au Centre Antipoison de l’hôpital de Fann ne sont pas encore parvenus aux enquêteurs. Ils doivent permettre de préciser les causes exactes du décès.

Cette affaire est présentée comme un présumé scandale médical à l’Établissement public de santé (EPS) Touba Ndamatou. Selon la famille, le nourrisson avait reçu une injection qui aurait provoqué sa mort. Sur les réseaux sociaux, une affiche circule sous le titre « Justice pour S. S. Dieng, 9 mois ».

L’enquête se poursuit, dans l’attente des résultats toxicologiques et histopathologiques.

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Amadou NIMAGA

Journaliste à la rédaction de Kawtef.

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