Le verdict est tombé dans l’affaire opposant plusieurs influenceuses et TikTokeuses sénégalaises, dont Rox, à Adji Mass. Le tribunal a prononcé des peines de prison ferme contre plusieurs prévenues, au terme d’un dossier marqué par une succession de plaintes, d’accusations d’injures, de menaces et d’atteintes à la vie privée.
Rox écope de six mois de prison ferme, assortis d’une amende de 100 000 FCFA. Elle devra également verser 2 millions de FCFA de dommages et intérêts à Adji Mass.
Jessica, de son vrai nom Khadidiatou Kébé, est condamnée à trois mois de prison ferme et à 100 000 FCFA d’amende. Ramz Yago est, pour sa part, condamnée à un mois ferme et à une amende de 100 000 FCFA.
Le tribunal va dans le sens du parquet sur le principe des peines fermes
Lors de son réquisitoire, le procureur avait réclamé des sanctions plus sévères. Il avait demandé deux ans de prison, dont un an ferme contre Rox, deux ans dont six mois ferme contre Jessica, ainsi que deux ans dont trois mois ferme contre Narou Karma et Ramz Yago.
Le tribunal n’a donc pas retenu les mêmes quantum de peine, mais il a suivi le ministère public sur le principe de peines d’emprisonnement ferme concernant notamment Rox, Jessica et Ramz Yago.
Dans son réquisitoire, le procureur était également revenu sur l’enchaînement des plaintes ayant conduit les différentes protagonistes devant la justice. Jessica avait initialement saisi la Division spéciale de cybersécurité (DSC) contre Rox, l’accusant notamment d’injures sur TikTok. Rox avait ensuite déposé plainte contre Jessica et Nafissatou Fall, alias Narou Karma.
Ramz Yago avait, à son tour, engagé une procédure contre Rox pour injures et atteinte à la vie privée, avant que cette dernière ne porte également plainte contre elle. Saly Manga, dite Anita, avait enfin déposé une plainte contre Jessica.
Concernant les différentes infractions poursuivies, le parquet avait notamment demandé la relaxe de Rox pour la divulgation d’images, tout en sollicitant sa condamnation pour menaces de mort. Le ministère public estimait également établis certains faits relatifs à la divulgation de données à caractère personnel et à la distribution d’images contraires aux bonnes mœurs.
Le procureur avait par ailleurs considéré que l’association de malfaiteurs était constituée à l’encontre de l’ensemble des prévenues et rappelé qu’un désistement d’une partie civile n’entraînait pas automatiquement la relaxe de la personne poursuivie pour injures publiques.
Avec ce jugement, le tribunal clôt une étape judiciaire d’une affaire née en grande partie de conflits et d’échanges sur les réseaux sociaux, notamment TikTok.