Guissé Péne prend position : « Je suis Elhadji Diouf »

Guissé Péne prend position : « Je suis Elhadji Diouf »

Face à un communiqué jugé maladroit et indigne, Guissé Péne prend la plume pour défendre une légende vivante du football sénégalais. Au-delà d’Elhadji Diouf, c’est la mémoire, la dignité et la reconnaissance due aux artisans de la première étoile qui sont ici rappelées avec force.

« JE SUIS ELHADJI DIOUF

Une communication inacceptable, indigne et profondément regrettable de la part de la Fédération Sénégalaise de Football. Le silence aurait été plus communiquant.

La Fédération Sénégalaise de Football, en tant qu’association de clubs, a pour mission première la défense des intérêts du football national, dans toute sa mémoire, sa continuité et sa dignité. Avec ce communiqué de démarquage à Elhadji Diouf, elle a failli à cette mission.

Toujours avec ce communiqué, la Fédération a effacé d’un revers de main ceux qui ont porté le Sénégal vers sa première étoile. Notamment les d’Abdou Diallo, Saliou Ciss, Cheikhou Kouyaté, Nampalys Mendy, Famara Diedhiou, Bamba Dieng, Moustapha Name, Seny Dieng, Abdalla Sima et tant d’autres valeureux Gaindés ?
Leur engagement, leur sueur, leur sacrifice ne méritent-ils pas reconnaissance ? Ne doit on pas rappeler la promesse de l’état sur leurs terrains ?

Elhadji Diouf dans sa déclaration n’a pas cité la Fédération.
Elhadji Diouf a parlé pour eux, pour les Lions, pour nous, pour tous.

Il a osé poser la question que beaucoup taisent : qu’en est-il de l’engagement de l’État, resté lettre morte depuis quatre ans ? L’État est une continuité. L’honneur, lui, ne se négocie pas.

Elhadji Diouf n’est pas un simple ancien joueur. Il est une légende vivante, un repère, un mentor. Depuis la fin de sa carrière, il n’a cessé d’accompagner ses cadets, de conseiller, de soutenir, de représenter. Il participe activement à la gestion de la sélection nationale, avec lucidité, expérience et loyauté.

La Fédération n’a pas à se désolidariser de lui. Elle a le devoir de l’écouter, de le soutenir, de le respecter.

Le communiqué publié n’est rien d’autre qu’un geste politique maladroit, déplacé, et profondément irrespectueux. La politique n’a pas sa place dans le football. Et il est affligeant de voir une institution aussi essentielle sombrer dans de telles dérives.

Elhadji Diouf mérite soutien, considération et respect.

Messieurs de la Fédération, pendant que le peuple sénégalais jubile, vous avez manqué l’essentiel. Vous semblez oublier que derrière le sourire de toute une nation, il y a le geste fort d’un homme : Elhadji Diouf, qui, ce jour-là, a demandé à Sadio Mané de continuer le match. Sans cette parole, peut-être serions-nous encore à solder nos rancunes au lieu de célébrer notre gloire. »

JE SUIS ELHADJI DIOUF.
Guisse Pene

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