A défaut d’imiter, mieux vaut évoluer à l’instar des pionniers et autres innovateurs (Ku Beugoul Topando Daguaye Ndieukei), a t-on envie de dire face à la trajectoire d’Akhlou Brick. Hier, les stades et théâtres vibraient au rythme de « Ara & Deyza », « Xale Xaliss », « Pédalé »… aujourd’hui, c’est au tour du jardin d’orient de recevoir les deux kankourangs qui vont rapper, mais aussi fêter l’amour ce samedi 14 février.
Cette deuxième édition du TOP OF THE CITY donne tout son sens à un concept assez cité mais mal compris : le Rap Business. Ara et Deyza ont très tôt compris qu’il ne s’agit pas seulement de bien placer les rimes dans un couplet tout fait pour s’imposer, encore est-il qu’ils sont passés maîtres dans ce domaine.
A les écouter parler devant la presse aujourd’hui, on comprend que le Rap est né dans la rue, mais peut trouver sa place dans les hôtels de luxe et autres lieux huppés. Le Brickest de jadis qui s’emmervellait devant son groupe préféré à Sorano en 2016 est devenu, une décennie plus tard, un jeune cadre en costume cravate ou encore un business man qui meurt d’envie de voir les phénomènes Ara & Deyza jouer sur scène le temps d’une soirée où l’ambiance et la mélancolie font bon ménage. Rien de tel que le TOP OF THE CITY pour vivre un moment aussi magnifique.
Maam Cheikh