La Brigade de proximité de la gendarmerie de Tivaouane-Peulh a procédé à l’arrestation d’un homme à mobilité réduite pour des faits de pédophilie et attentat à la pudeur sur une mineure de moins de 13 ans. Il s’agit du nommé P.MBAYE, âgé de 35 ans, célibataire sans enfant, placé en garde à vue depuis le 19 août 2026.
Tout serait parti du mardi 18 août 2026, lorsque la dame N.S.T., accompagnée de sa fille A.L.D., née en décembre 2018, élève en classe de CE1 et domiciliée avec ses parents au quartier Baye Fall Niang à Tivaouane Peulh, s’est présentée à la brigade de proximité de gendarmerie pour dénoncer des faits graves.
La plaignante a déclaré que sa fillette, âgée de 7 ans, aurait été victime d’un acte de pédophilie de la part d’un individu à mobilité réduite. Selon ses explications, le mis en cause aurait intercepté la victime sur la route, au moment où celle-ci regagnait son daara. Elle a ajouté que le suspect aurait pris la fuite du quartier à la faveur de l’intervention de riverains alertés par la scène.
Poursuivant les investigations, les enquêteurs ont recueilli le témoignage du sieur I.MBODJ, présenté comme témoin oculaire des faits. Ce dernier a affirmé avoir été tiré de son sommeil par les cris de détresse de la fillette.
Sorti précipitamment de sa chambre, il aurait surpris P.MBAYE en train de toucher les parties intimes de l’enfant, après avoir au préalable retiré la culotte que celle-ci portait.
À la suite de ces révélations, le suspect aurait été repéré au terrain communément appelé « Chelsea ». Un transport rapide des gendarmes sur les lieux a permis d’interpeller P. MBAYE, amputé des deux jambes, qui se déplace grâce à des moyens de mobilité adaptés à son handicap.
Interrogé sur les faits qui lui sont reprochés, P. MBAYE aurait reconnu s’être couché sur la fillette, tout en niant l’avoir pénétrée. Selon des sources de Seneweb proches de l’enquête, il aurait justifié son acte en expliquant qu’il « jouait seulement » avec l’enfant.
Face au caractère constant des faits et à l’absence d’équivoque, les enquêteurs ont notifié une mesure de garde à vue à l’encontre du mis en cause.
Dans le cadre de l’enquête, une réquisition à personne qualifiée a été adressée au médecin-chef de l’hôpital de Keur Massar. Le Docteur D.D., gynécologue-obstétricien, a diagnostiqué une absence de lésions hyméniales, l’hymen étant resté intact.
Au terme de l’enquête, le mis en cause a été présenté hier devant le procureur Cheikh Diakhoumpa, chef du parquet de Rufisque. Il aurait été inculpé, puis placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du premier cabinet