De la tentative de meurtre au trafic de stupéfiants, en passant par un corps sans vie échoué sur la plage, la Brigade de Proximité de Tivaouane-Peulh a enregistré une série d’affaires graves entre le 16 et le 21 juin 2026. Bilan d’une semaine chargée pour les gendarmes de la Brigade de Proximité de Tivaouane-Peulh.
Un charretier imprudent blesse grièvement une vendeuse de fruits
La première affaire de la semaine survient dans la nuit du lundi 16 juin 2026, aux alentours de 20h10, dans les ruelles du quartier Darou Salam. Une charrette appartenant à un certain M. Thioub, conduite par S. Faye, jeune homme de 24 ans , circule de nuit dans le quartier. Arrivé à une intersection, le charretier perd le contrôle de son cheval et percute violemment la Dame B. Diallo, une Guinéenne de 30 ans, qui exposait des fruits sur sa table de vente.
Alertés cinq minutes après les faits, les éléments de la Brigade de Proximité de Tivaouane-Peulh se transportent immédiatement sur les lieux. La victime, grièvement blessée, est évacuée vers le centre de santé de Keur Massar où elle obtient un certificat médical faisant état d’une incapacité temporaire de travail de dix jours. Convoqué le lendemain, le 17 juin, S. Faye est placé en garde à vue pour mise en danger de la vie d’autrui et blessures involontaires.
Un promoteur immobilier extrait de prison pour de nouveaux litiges fonciers
Le 17 juin, une affaire d’une toute autre nature occupe les enquêteurs. I. Ka, dit Iffra Ka, promoteur immobilier domicilié à Tivaouane-Peulh, est extrait de la Maison d’Arrêt et de Correction de Rebeuss pour être entendu dans le cadre de nouveaux dossiers le visant.
Déjà détenu pour des affaires similaires, cet homme est cette fois mis en cause pour abus de confiance, escroquerie et occupation illégale portant sur six parcelles à usage d’habitation, à la suite de deux plaintes distinctes.
Face aux enquêteurs, il adopte deux positions opposées selon les dossiers. Concernant la plainte de G. Niang et M. Fall, il nie toute occupation illégale, affirmant avoir agi sous mandat d’une société immobilière. En revanche, face à la plainte de A. Thiam, il reconnaît les faits et propose de verser la somme de deux millions de francs CFA, sollicitant un délai d’un mois pour régler le solde. Il est placé en garde à vue le 19 juin, les deux plaignants maintenant leurs plaintes et se constituant partie civile.
La journée du 20 juin concentre à elle seule trois affaires majeures.
Un conflit entre chauffeurs dégénère en coups et blessures .Dans la matinée, vers 9 heures, une dispute éclate à l’arrêt des autocars de la cité Namora entre deux chauffeurs de car rapide. M. Ware est en train de prendre des clients lorsque son collègue M. Diagne, s’y oppose vivement, en recourant aux injures et aux menaces pour lui souffler sa clientèle.
L’altercation dégénère rapidement. L’apprenti de M. Diagne, un certain I. Ndiaye, s’en mêle et prend physiquement le parti de son patron. M. Ware subit violences, coups et blessures. Blessé, il se rend dans une structure sanitaire pour y recevoir des soins et obtient un certificat médical attestant d’une incapacité de travail de sept jours.
Interpellé à 19 heures, M. Diagne reconnaît la dispute mais impute les coups à son apprenti, tout en se disant prêt à rembourser les frais médicaux. I. Ndiaye, d’abord en fuite, est retrouvé avant la clôture de l’enquête et reconnaît être coauteur des faits. Tous deux sont placés en garde à vue pour injures publiques, menaces, violences et coups et blessures.
Un mécanicien mis en cause pour abus de confiance sur une moto
En début d’après-midi, à 15 heures, c’est M.A.Diakito, mécanicien guinéen né en 1996 et résidant à Tivaouane-Peulh, qui est placé en garde à vue pour abus de confiance.
Selon le plaignant, F. Faye, il avait confié sa moto Jakarta de marque KTM à ce mécanicien pour réparation, moyennant la somme de dix mille francs CFA, dont sept mille versés en acompte. À la date fixée pour la restitution de la moto, le mécanicien lui annonce que la moto a été volée dans son atelier et lui demande un délai pour le dédommager. F.Faye, non convaincu par cette version, décide de porter plainte et exige la restitution de son bien. Le mécanicien, devant les enquêteurs, maintient sa version du vol mais demande lui aussi un délai pour désintéresser le plaignant.
Une patrouille nocturne débouche sur l’arrestation d’un jeune trafiquant
Dans la soirée du 20 juin, une patrouille pédestre est organisée dans les quartiers réputés criminogènes de Tivaouane-Peulh, notamment aux abords de l’ancienne pharmacie. Cette patrouille, renforcée par des éléments de l’ESI et d’une unité cynophile, s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants et la délinquance juvénile.
Les gendarmes repèrent un groupe de jeunes suspects qui prennent la fuite à leur approche. Après une course-poursuite, ils parviennent à interpeller O. Sylla, 22 ans, sans profession. Une fouille de son sac révèle la présence de 42 bouteilles de produits cellulosiques. Auditionné, O. Sylla nie en être propriétaire mais reconnaît détenir du diluant et admet en être consommateur. Il est placé en garde à vue pour détention, usage et trafic de produits cellulosiques.