L’Afrique souffre d’un net déséquilibre au sein du patrimoine mondial de l’UNESCO : elle ne compte qu’environ 112 sites sur 1 248 (soit moins de 9 %), mais concentre 13 des 53 biens menacés à l’échelle internationale.
Réunis à Dakar lors d’une réunion préparatoire à la 48e session du Comité du patrimoine mondial (prévue à Busan), les États africains ont pointé du doigt les obstacles financiers, techniques et institutionnels qui freinent l’élaboration des dossiers de candidature, excluant ainsi tout manque de sites de valeur.
Face à ce constat, le ministre sénégalais de la Culture, Alpha Thiam, a appelé à renforcer la solidarité continentale et les réseaux d’experts afin que l’Afrique puisse enfin préserver son identité et maîtriser son propre récit historique pour les générations futures.