Dans un reportage du quotidien québécois La Presse, le cas de « Fatou », une Sénégalaise de 26 ans, illustre les difficultés de certains demandeurs d’asile africains au Canada.
Arrivée en novembre 2023 avec un visa d’études, la jeune femme dit avoir fui le Sénégal pour échapper à des menaces liées à son orientation sexuelle. Elle raconte avoir subi des pressions et des propos violents de la part de membres de sa famille, allant jusqu’aux menaces de mort. Depuis le Canada, elle affirme continuer de recevoir des menaces, y compris de maraboutage.
Mais sa demande d’asile, déposée deux ans après son arrivée, a été déclarée irrecevable. En cause : la loi C-12, qui rend irrecevable toute demande d’asile faite plus d’un an après l’entrée sur le territoire canadien.
Face à un risque d’expulsion, « Fatou » s’apprête à déposer une demande d’examen des risques avant renvoi, son dernier recours. Elle confie à La Presse craindre pour sa vie en cas de retour au Sénégal : « Je serai laissée à moi-même ».
Elle dit simplement vouloir « vivre sa vie comme elle la sent, sans problèmes avec sa famille ni avec la société ».