L’école élémentaire Ndiarka Diagne est plongée dans l’émoi après l’arrestation de deux de ses enseignants, placés sous mandat de dépôt pour des faits graves, notamment association de malfaiteurs, diffamation, injures publiques ainsi que collecte et diffusion illicites de données personnelles.
À l’origine de l’affaire, une plainte déposée par le directeur de l’établissement, I. Diop, selon des informations rapportées par Libération. Celui-ci accuse son collègue El H. A. Ndao d’avoir diffusé des messages vocaux particulièrement violents au sein des messageries internes de l’école. Dans ces audios, il aurait été insulté et qualifié de termes dégradants, suscitant une vive indignation.
L’enquête menée par la Division spéciale de cybersécurité (DSC) a également mis en cause un second enseignant, A. A. Wellé. Ce dernier aurait enregistré à l’insu du directeur une conversation privée avant de la transmettre à son collègue. Celui-ci se serait ensuite chargé de diffuser le fichier auprès du personnel, accompagné d’un message présenté comme trompeur, évoquant une supposée conspiration dirigée contre lui.
Confrontés aux éléments techniques recueillis par les enquêteurs, les deux mis en cause ont reconnu les faits, présentant des excuses. Malgré ces aveux, ils ont été déférés au parquet puis placés sous mandat de dépôt.
Leur procès est attendu ce vendredi devant le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye, dans une affaire qui continue de susciter de nombreuses réactions au sein de la communauté éducative.