Sa mère refuse de la marier à un agent de sécurité, Banel Sow prend de l’eau bouillante et commet l’impensable

Le village de Galoya, dans le département de Podor, est sous le choc. Banel Sow (prénom d’emprunt), une élève en classe de terminale, âgée de 18 ans, a tenté de mettre fin à ses jours en se versant une marmite d’eau bouillante sur le corps. Elle reproche à sa mère de s’être opposée à son mariage avec T. M. Sy, un agent de sécurité de proximité (ASP) en poste à Pété, qualifié de « casté ».
Depuis la semaine dernière, l’histoire de B. Sow fait le tour de la région de Saint-Louis. Élève en terminale au lycée de Galoya, dans le département de Podor, la jeune fille entretenait une relation amoureuse avec T. M. Sy, un agent de sécurité de proximité exerçant à Pété. Une relation qui a duré plus d’un an. Mais la mère de Banel Sow s’est farouchement opposée à leur union, arguant que le prétendant appartenait à une caste jugée inférieure. Un refus qui a plongé la lycéenne dans un profond désespoir.
Selon des témoignages concordants, Banel Sow s’est rendue à plusieurs reprises à la brigade de gendarmerie de Pété pour raconter son différend avec sa mère. Elle aurait demandé aux forces de l’ordre de convoquer cette dernière et de la convaincre d’accepter le mariage. Mais ses démarches sont restées vaines. La jeune fille n’aurait jamais obtenu gain de cause.
Démunis, les parents appellent à l’aide pour une évacuation sanitaire
Vendredi dernier, B. Sow apprend que T. M. Sy, son amant, s’est finalement marié avec une autre femme. Ne pouvant supporter ni le refus obstiné de sa mère ni cette nouvelle décision de celui qu’elle aimait, elle décide de passer à l’acte. Profitant de l’absence de sa mère, elle trompe la vigilance de son père, un homme malvoyant presque toujours enfermé dans sa chambre. Elle fait bouillir une grande marmite d’eau, se retire dans un coin isolé de la maison, se déshabille et se verse le liquide brûlant sur tout le corps.
Le geste est d’une violence inouïe. La jeune fille s’évanouit et reste allongée par terre pendant un long moment. Ce n’est que plus tard qu’elle est découverte par sa mère, qui hurle et alerte les voisins. Ces derniers se mobilisent rapidement pour la transporter vers une structure sanitaire de la localité, où elle est admise aux urgences.
Devant la gravité des brûlures, les médecins qui la soignent annoncent à la famille que B. Sow doit être évacuée d’urgence vers un établissement sanitaire de Dakar. La jeune fille est présentement dans un état critique. Mais ses parents, frappés par une extrême précarité, ne sont pas en mesure de prendre en charge les frais médicaux ni les coûts de son évacuation vers la capitale. Face à cette situation, un élan de solidarité s’est organisé. Les villageois de Galoya et de Pété, localité où travaille l’agent de sécurité, se sont mobilisés pour organiser une quête auprès des bonnes volontés. Objectif : réunir les fonds nécessaires pour assurer l’évacuation de la jeune fille et sa prise en charge médicale. Les populations sillonnent les artères de leurs localités respectives pour collecter le montant escompté.
Mais le temps presse et l’état de B. Sow reste critique. Aujourd’hui, l’urgence est de la sauver. Ses parents, démunis, comptent sur la générosité de tous. Les dons peuvent être déposés auprès des comités de village de Galoya et de Pété, ou directement à la structure sanitaire qui l’a prise en charge. Chaque contribution, aussi modeste soit-elle, peut faire la différence. En attendant, la jeune fille continue de lutter contre la mort qu’elle a appelée de ses vœux dans un acte de désespoir amoureux.
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