La révision de la Constitution a été adoptée ce lundi par l’Assemblée nationale avec 129 voix, correspondant aux suffrages des députés de la majorité Pastef, dans un contexte de fortes tensions marqué par le boycott de l’opposition après l’expulsion du député Abdou Mbow.
Avant le vote final, les députés ont rejeté deux amendements proposés par le gouvernement et soutenus par le président Bassirou Diomaye Faye, portant notamment sur le statut du chef de l’État comme dirigeant de parti politique et sur les prérogatives de la future Cour constitutionnelle. Malgré le plaidoyer du ministre de la Justice, la majorité parlementaire a maintenu la version initiale du texte, affirmant ainsi son autonomie politique.