À Dakar, le Ramadan rime cette année avec tension sur le budget des ménages. Entre stagnation des revenus et hausse des prix, de nombreux foyers peinent à couvrir les besoins essentiels. Le café, le sucre, les légumes et la bonbonne de gaz restent particulièrement chers, certains produits de base connaissant des hausses notables.
Marième Boye, mère de famille, témoigne : « Les prix ont augmenté. C’est très difficile cette année. » Malgré les annonces officielles de baisse, les consommateurs ne constatent aucun changement concret. Pour préserver la rupture du jeûne, les familles multiplient les stratégies : varier les menus, acheter en petites quantités et prioriser les produits essentiels.
Le paradoxe est clair; loin d’être un mois d’économie, le Ramadan entraîne une hausse des dépenses, mettant les ménages dakarois face à une inflation persistante tout en conservant leur dignité et l’esprit de solidarité.