Lors d’un entretien accordé à Al Jazeera, Ousmane Sonko, actuel président de l’Assemblée nationale, est revenu sur la fin de sa collaboration avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qu’il avait initialement désigné comme candidat.
Le leader de Pastef réfute fermement l’idée d’une crise de confiance ou d’une querelle personnelle. Selon lui, cette rupture découle uniquement de visions divergentes concernant l’application du programme et les engagements pris envers le peuple sénégalais. S’il assume pleinement son choix passé d’avoir propulsé Diomaye Faye au pouvoir, il estime qu’il est désormais inutile de se focaliser sur le passé.
Contrairement à de nombreuses ruptures politiques qui déstabilisent les États, Ousmane Sonko souligne que leur séparation s’est déroulée de manière sereine, pacifique et exemplaire. Après avoir soutenu le chef de l’État en occupant le poste de Premier ministre pendant un peu plus de deux ans, il a quitté ses fonctions exécutives en raison de ces désaccords programmatiques.
Aujourd’hui, Ousmane Sonko affirme se tourner résolument vers l’avenir. De retour au Parlement, il précise que toute sa préoccupation et son énergie sont désormais consacrées à ses responsabilités de président de l’Assemblée nationale, avec l’ambition d’en faire une institution véritablement grande.