Le président Bassirou Diomaye Faye s’est exprimé samedi soir sur les remous autour de la candidature de son prédécesseur Macky Sall à un poste important à l’Organisation des Nations Unies. Un dossier sensible sur lequel il affiche une ligne claire : respect des règles et refus de toute pression. Il explique notamment ne pas avoir été informé officiellement par les canaux de l’État, affirmant avoir appris la nouvelle par d’autres chefs d’État.
Le chef de l’État a aussi révélé qu’un émissaire venu d’Afrique centrale avait tenté d’aborder le sujet avec lui, une démarche qu’il juge inappropriée. Pour lui, la règle est simple : tout Sénégalais visant une fonction internationale de ce niveau doit d’abord informer les autorités nationales. Il cite en exemple Amadou Hott, dont la candidature à la Banque africaine de développement avait été soutenue par l’État, dans le respect des procédures.
Concernant Macky Sall, il estime avoir été mis devant le fait accompli, évoquant même des tentatives de pression de certains dirigeants étrangers. « J’ai dit non. C’est une question de respect », tranche-t-il. Malgré tout, il rappelle avoir entretenu des relations courtoises lors de la transition et se dit ouvert à soutenir une candidature si les démarches avaient été faites correctement.
Enfin, le président indique que d’autres pays, comme le Burundi, soutiennent aussi un candidat pour ce poste. Sans se prononcer sur l’issue, il insiste sur un point : au-delà des personnes, c’est le respect des règles diplomatiques et du rôle de l’État qui reste essentiel.