Pour sa première sortie sous les couleurs de l’Hexagone, référence du MMA français, le jeune combattant sénégalais Mouhamed Gueye n’a laissé aucune chance à son adversaire slovaque Jozef Jaloviar, expédié par KO technique dès le premier round.
C’est au Zénith de la Métropole Rouen Normandie, au Grand-Quevilly, que Mouhamed Gueye a signé, ce samedi 12 septembre, l’un des moments forts de la soirée Hexagone MMA Series 5. Pour son baptême du feu sous les couleurs de cette organisation référence du MMA en France, diffusée dans plus de 150 pays, le fils de l’ancien « Tigre de Fass » Tapha Guèye n’a pas tremblé face au Slovaque Jozef Jaloviar, s’imposant par KO technique après seulement 2 minutes et 43 secondes de combat dans la catégorie des mi-lourds. Une victoire nette et sans appel, qui confirme l’ascension rapide d’un combattant encore méconnu du grand public il y a quelques mois à peine.
Surnommé « Black Tiger », Mouhamed Gueye avait fait ses grands débuts en MMA fin septembre 2025, en s’imposant face à Cédric Djiomkam pour sa toute première sortie officielle. Un succès qu’il avait lui-même relativisé, préférant se concentrer sur la suite de son parcours plutôt que sur cette victoire inaugurale : « Cette victoire ne m’a pas marqué parce que je considère que je n’ai encore rien fait. Tout est devant moi », confiait-il alors à L’Observateur. Une deuxième victoire consécutive lui a ensuite permis d’attirer l’attention de l’Hexagone, qui l’a recruté chez les -93 kg en août dernier, avant de le programmer directement face à Jaloviar pour son entrée dans l’organisation. Avec ce troisième succès obtenu à Rouen, Mouhamed Gueye reste ainsi invaincu depuis le début de sa carrière professionnelle.
Fils de Moustapha Guèye, figure légendaire de la lutte sénégalaise surnommée la « Tigre de Fass », et frère du lutteur Fils de Tigre, Mouhamed Gueye a grandi dans un environnement où la lutte traditionnelle occupait une place centrale. « La lutte, c’est un truc familial chez nous. J’ai grandi entouré de mes oncles qui étaient lutteurs, donc naturellement, j’ai baigné dedans dès mon enfance », expliquait-il récemment. Mais plutôt que de suivre directement les traces paternelles, c’est vers le MMA qu’il a choisi de se tourner, tout en poursuivant en parallèle des études en management du sport, conformément à la volonté de son père d’associer discipline sportive et formation académique. Installé en France, il s’entraîne au sein de la Team Merad, dans un environnement qu’il décrit lui-même comme façonné par la rigueur et l’esprit de compétition.