La route maritime de l’Atlantique vers l’archipel espagnol des Canaries demeure l’une des voies migratoires les plus périlleuses, ayant coûté la vie à des milliers de personnes ces dernières années à bord d’embarcations de fortune.
Face au renforcement récent de la surveillance côtière au Sénégal, en Mauritanie et au Maroc, les réseaux de passeurs ont déplacé les points de départ plus au sud, vers la Gambie, la Guinée-Bissau et la Guinée. Cette nouvelle dynamique rallonge considérablement la durée des traversées en mer et accroît les dangers d’accidents et de noyades. Pour endiguer ce phénomène, l’Union européenne a conclu en 2024 un partenariat financier de 210 millions d’euros avec la Mauritanie pour fortifier le contrôle des frontières, financer le sauvetage maritime, combattre le trafic d’êtres humains et soutenir le développement local.