Mariage fantôme et millions envolés : Comment un réseau de présumés homosexuels a plumé des « Modou-Modou »

Mariage fantôme et millions envolés : Comment un réseau de présumés homosexuels a plumé des « Modou-Modou »

La gendarmerie nationale, sous le commandement du général Martin Faye, poursuit sans relâche ses opérations visant à assurer la protection des citoyens et de leurs biens sur l’ensemble du territoire national. C’est dans cette dynamique que la Brigade de Recherches de Saint-Louis a démantelé un nouveau réseau de présumés homosexuels.
Quatre suspects séropositifs ont ainsi été présentés au procureur Baye Thiam, chef du parquet local, pour association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH, proxénétisme, blanchiment d’argent, collecte illicite de données à caractère personnel et usurpation d’identité numérique. Ils ont tous été inculpés jeudi dernier puis placés sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de grande instance de Saint-Louis.
Une escroquerie numérique à l’origine de l’affaire
Tout est parti d’une enquête sur une affaire d’usurpation d’identité numérique et d’escroquerie, qui a finalement conduit au démantèlement de ce réseau. Le suspect B. S. se faisait passer pour une femme sur les réseaux sociaux afin d’appâter des modou-modou (terme désignant les Sénégalais établis à l’étranger).
À cette fin, il avait créé un compte TikTok illustré de photos d’une belle fille. C’est ainsi que l’émigré Jules (nom d’emprunt) est tombé sous le charme de ce profil fictif. Une relation amoureuse virtuelle s’est alors nouée, au cours de laquelle la fausse femme communiquait régulièrement avec Jules, sans que celui-ci ne sache qu’il avait affaire à un homme. B. S. a finalement réussi à convaincre sa victime de lui envoyer plusieurs millions de francs CFA, sous prétexte d’un projet de mariage qui n’a jamais vu le jour. Le mis en cause a ensuite coupé tout contact.
Sachant qu’il avait été victime d’une escroquerie, Jules a déposé une plainte contre X. Les investigations menées par les gendarmes de la Brigade de Recherches de la compagnie de gendarmerie de Saint-Louis ont permis d’identifier formellement B. S. comme auteur des faits.
Un réseau bien organisé
Les enquêteurs ont découvert que le mis en cause détenait plus d’une dizaine de faux comptes sur plusieurs réseaux sociaux, lui permettant de se faire passer pour une femme afin d’escroquer des victimes, majoritairement des émigrés. Certains de ces comptes étaient spécifiquement utilisés pour des rencontres entre homosexuels. Après son arrestation et face aux éléments techniques accablants réunis contre lui, les membres de son groupe dont A. H., M. S. et O. Mb. ont été interpellés successivement par les enquêteurs de la Brigade de Recherches de Saint-Louis.
Entendus sur procès-verbal, les quatre suspects séropositifs ont avoué avoir entretenu des relations sexuelles entre eux, qualifiées d’actes contre nature, selon des informations exclusives de Seneweb. Les perquisitions effectuées à leurs domiciles ont permis de saisir du coton, des lubrifiants, de l’huile de massage ainsi que des flacons de médicaments destinés au traitement du VIH.
Les quatre mis en cause dont deux commerçants, un tailleur et un auxiliaire en pharmacie sont actuellement incarcérés à la maison d’arrêt centrale de Saint-Louis.
Pour rappel, huit présumés homosexuels précédemment arrêtés par la Section de Recherches de Saint-Louis avaient également été placés sous mandat de dépôt.

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