Magal à tout prix : un fils vide la chambre de sa mère et revend lit, télé et ventilateur à 36 000Fcfa pour aller à Touba

Magal à tout prix : un fils vide la chambre de sa mère et revend lit, télé et ventilateur à 36 000Fcfa pour aller à Touba

L’Observateur rapporte une affaire insolite et choquante survenue à Mbour, où un père de famille n’a pas hésité à dépouiller sa propre mère pour se rendre au Grand Magal de Touba.

Le 11 août dernier, alors que sa mère était déjà partie à Touba pour les besoins du Magal, Serigne Mbacké W., marchand ambulant domicilié au quartier Thiocé-Est, a forcé la porte de sa chambre et s’est accaparé de presque tous ses biens mobiliers. Dans son butin figuraient un lit, un ventilateur, une bonbonne de gaz et un poste téléviseur.

Sans perdre de temps, il s’est empressé de revendre les objets à des prix dérisoires dans le quartier Oncad :

  • le lit, cédé à seulement 5 000 FCFA à un vendeur de café Touba,
  • le ventilateur échangé contre 8 000 FCFA chez une coiffeuse,
  • la bonbonne de gaz bradée à 3 000 FCFA,
  • et la télévision liquidée pour 20 000 FCFA.

Avec cette maigre cagnotte, il a aussitôt pris la route de Touba pour participer aux festivités religieuses.

La mère sous le choc, la police sur la piste

De retour le 16 août, la mère a eu la désagréable surprise de retrouver sa chambre saccagée et totalement vidée. Pensant d’abord à un cambriolage, elle s’est rendue en pleurs au commissariat de Diameguène, où elle a déposé une plainte. L’enquête a rapidement permis d’identifier l’auteur : son propre fils.

Interpellé, Serigne Mbacké W. a avoué sans détour : l’effraction, le vol, la revente et même l’identité de ses receleurs. Ces derniers ont été arrêtés et placés sous mandat de dépôt à la prison de Mbour.

Face au tribunal : “J’étais ivre”

Devant le Tribunal d’instance de Mbour, le prévenu a tenté de se défendre en invoquant l’alcool : « J’étais ivre lors du vol », a-t-il déclaré face à sa mère traumatisée. Une justification balayée par le président du tribunal et le procureur, qui ont fustigé son comportement ainsi que celui des receleurs, conscients du caractère frauduleux de leurs achats.

Le verdict tombe

À l’issue du procès, le fils indélicat a été condamné à un an de prison avec sursis, tandis que ses trois complices receleurs ont écopé de trois mois avec sursis.

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