Encore de nouveaux homosexuels cernés. Le 30 août 2026, le caporal-chef D. Diakhaté, affecté à la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP) de Kaolack et actuellement détaché à la plage du Relais, a signalé la présence nocturne récurrente d’une dizaine d’individus adoptant des comportements suspects après l’évacuation des lieux par le public
Afin de caractériser ces agissements, l’équipe de surveillance, en concertation avec la Brigade de recherches (BR) de Kaolack, a mis en place un dispositif d’observation discret. C’est ainsi que, dans la nuit du 30 août 2026, D. Diakhaté s’est infiltré à proximité du groupe, surprenant directement plusieurs individus de sexe masculin en train d’entretenir des rapports sexuels dans l’eau.
Se sachant repérés, les mis en cause ont immédiatement tenté de prendre la fuite. Mais l’intervention prompte des agents du commissariat de Kaolack a permis d’en intercepter deux dans l’eau et de maîtriser le troisième à sa sortie. Aussitôt interpellés, les trois individus ont été conduits, sous escorte, au commissariat central de Kaolack et placés en garde à vue pour les nécessités de l’enquête. Ils ont été identifiés comme Cheikh Diagne, 20 ans, tailleur, domicilié à Ndorong ; Abdass Ndiaye, 20 ans, marchand ambulant, domicilié à Léona ; et Pape Diop, 19 ans, père, domicilié au quartier Occass.
Des aveux et des éléments matériels
Face aux dénégations initiales des suspects, l’exploitation technique du téléphone portable d’Abdass Ndiaye a permis d’exhumer des messages intimes et des messages explicites échangés entre les membres du groupe. Ces échanges faisaient notamment état de rendez-vous pour des « baignades sexuelles ». Confrontés à ces éléments matériels, les mis en cause sont passés aux aveux, reconnaissant s’être donné rendez-vous à la plage du Relais après 19 heures pour y avoir des rapports sexuels.
Au vu de ces éléments et des aveux circonstanciés, le motif de la garde à vue a été requalifié en « actes contre nature », le 31 août à 21 heures, dans l’attente des résultats des réquisitions médicales. La réception des résultats des réquisitions médicales délivrés par le médecin légiste du Centre hospitalier régional de Kaolack révèle la présence de multiples fistules complexes péri-anales productives communicant avec l’orifice anal, associées à des gangues inflammatoires témoignant d’une infection chronique.
Sur le plan biologique, le bilan établit la positivité au VIH pour Cheikh Diagne et Abdass Ndiaye, tandis que l’examen est revenu négatif pour Pape Diop. Entendu à nouveau sur ces éléments nouveaux et leur situation socio-familiale, Abdass Ndiaye, marié depuis deux ans, a réitéré ses aveux circonstanciés, corroborés par l’exploitation technique de son téléphone portable, tout en accusant « Satan ». Cheikh Diagne a également maintenu ses aveux quant à la pratique d’actes sexuels avec de multiples partenaires, dont il refuse de révéler l’identité.
Quant à Pape Diop, il a persisté dans ses dénégations. Les aveux enregistrés étant étayés par les éléments matériels, téléphoniques, proctologiques et biologiques versés au dossier, les motifs de la mesure de garde à vue ont été étendus. Outre le chef d’actes contre nature, Cheikh Diagne et Abdass Ndiaye sont désormais poursuivis pour transmission volontaire du VIH et mise en danger de la vie d’autrui.
Les trois mis en cause demeurent maintenus sous le régime de la garde à vue, en attendant leur conduite au parquet. L’enquête se poursuit afin d’identifier les autres suspects.