Le sucre à Dakar : un « tueür silencieux » au cœur des habitudes

Le sucre à Dakar : un « tueür silencieux » au cœur des habitudes

À Dakar, de nombreux citoyens peinent à réguler leur consommation de sucre malgré la conscience des risques, notamment à cause des boissons chaudes comme le thé ou le café Touba où le sucre est souvent ajouté à volonté.

​Parmi les personnes interrogées, les comportements varient. Certains, comme le sérigraphe Mouhamed Faye ou le mercier Moustapha Cissé, s’imposent une discipline stricte en limitant le nombre de morceaux de sucre par jour et en évitant les pâtisseries. À l’inverse, des travailleurs comme les mécaniciens Amath Ndiaye et Ousseynou Mané, ou les ouvriers Chérif Diallo et Mame Diarra, confessent une consommation excessive et quotidienne par habitude ou par manque de sensibilisation, souvent cumulée à une absence d’activité physique et à un régime traditionnel riche en riz.

​Les intervenants soulignent que le sucre industriel et invisible est omniprésent (dans le pain ou les produits transformés). Ils listent de nombreuses conséquences sanitaires liées à cet excès : le diabète de type 2 par résistance à l’insuline, l’obésité, les maladies cardiovasculaires, l’accumulation de graisse dans le foie, mais aussi des troubles du quotidien comme la fatigue, la somnolence, les caries, les maux de ventre et les réactions inflammatoires cutanées.

​Pour faire face à ce « tueur silencieux », les Dakarois interrogés préconisent des gestes simples : privilégier l’eau et les fruits entiers, limiter les produits ultra-transformés, réduire le sucre dans le café et le thé, et impérativement pratiquer du sport pour brûler le surplus de glucides.

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