Le rappeur Kilifeu condamné par le tribunal correctionnel de Dakar

Le rappeur Kilifeu condamné par le tribunal correctionnel de Dakar

Poursuivi en justice par Hamady Bocoum, ancien Directeur du Musée des civilisations noires, pour diffamation, le rappeur Kilifeu, de son vrai nom Landing Mbessane Seck, a été reconnu coupable puis condamné à un mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Dakar, d’après Les Echos. Le rappeur du groupe Y’en a marre a fait appel de la décision, notamment en ce qui concerne l’interdiction de l’« appel » de ladite décision.

Il est, par ailleurs, condamné à payer la somme de 2 millions de francs CFA à titre de réparation à la partie civile, représentée par son avocat Me Youssou Guèye, qui avait réclamé 200 millions de francs CFA. Le différend entre Kilifeu et le plaignant Hamady Bocoum avait commencé le 11 octobre 2024.
Selon le requérant, le rappeur, dans le cadre de lémission matinale intitulée « Café Actu », avait tenu des propos « mensongers et «diffamatoires » à son endroit.

Selon la partie civile, représentée par son conseil, Me Youssou Guèye, Kilifeu avait tenu des propos d’une extrême gravité et dépourvus de tout fondement, qui porteraient atteinte à l’honneur et à la dignité de Hamady Bocoum, En tenant de telles affirmations, le rappeur aurait ainsi, selon le plaignant, jeté « l’opprobre sur son honneur ». Hamady Bocoum réclamait donc 200 millions de francs CFA en réparation des préjudices qu’il estimait avoir subis, tant sur le plan matériel que moral.

Le tribunal correctionnel de Dakar, après plusieurs renvois, a finalement rendu son délibéré le 16 avril 2026. Le juge de la Première chambre correctionnelle a déclaré Kilifeu coupable de diffamation et l’a condamné à un mois de prison avec sursis, ainsi qu’au paiement de 2 millions de francs CFA de dommages et intérêts à Hamady Bocoum, La partie civile avait également demandé au tribunal d’ordonner l’exécution provisoire du jugement, nonobstant toutes voies de recours, ainsi que la contrainte par corps au maximum. La publication du jugement à intervenir avait également été demandée dans certains organes de presse, sous astreinte de 200 000 francs CFA par jour de retard, à compter du prononcé.

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