Il pirate le WhatsApp d’une élève et la fait chanter avec ses vidéos intime : La décision du Tribunal va vous choquer

Il pirate le WhatsApp d’une élève et la fait chanter avec ses vidéos intime : La décision du Tribunal va vous choquer

Un jeune homme de 18 ans a été placé sous mandat de dépôt, le 16 juin dernier, par le procureur de la République Saliou Dicko du Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye. Sous prétexte d’enregistrer son numéro, il avait piraté le compte WhatsApp d’une demoiselle pour transférer ses vidéos intimes avant d’exiger des faveurs sexuelles.

Récit des événements à Golf

L’affaire commence le 13 juillet 2026 à Golf. La jeune fille N. F. (19 ans), élève domiciliée à Dalifort, se rend à l’arrêt du BRT pour récupérer un colis. C’est là qu’elle est abordée par M. N., un mécanicien de 18 ans. Prétextant un manque de crédit téléphonique, le jeune homme lui demande son téléphone pour passer un appel urgent. En confiance, la fille lui prête son appareil de marque ZTE. Mais au lieu de téléphoner, M. N. s’isole, ouvre discrètement l’application WhatsApp de la jeune fille et fouille ses conversations. Il y découvre des vidéos intimes que l’adolescente avait partagées avec l’un de ses contacts. En quelques secondes, le mécanicien transfère les images compromettantes vers son propre numéro de téléphone.

Dès le lendemain, le bienfait se transforme en cauchemar pour N. F. Le garçon la recontacte via WhatsApp et lui envoie ses propres vidéos en mode « vue unique ». La menace est immédiate : soit elle lui envoie de nouvelles séquences dénudées, soit ses images intimes seront diffusées sur les réseaux sociaux. Paniquée et sous le choc, la victime cède d’abord et lui transmet deux nouvelles vidéos. Loin de s’arrêter là, le maître-chanteur passe à la vitesse supérieure. Il exige que l’adolescente le rejoigne dans une chambre meublée à la Cité Alioune Sow (Guédiawaye) pour entretenir des rapports sexuels, lui imposant même de payer les 5 000 FCFA de frais de location de la chambre de passe. Pour cette fois, la victime parvient à renoncer au rendez-vous, prétextant l’heure tardive.

Intervention de la Division Spéciale de Cybersécurité

Refusant de se laisser soumettre, N. F. pousse la porte de la Division Spéciale de Cybersécurité (DSC) le 15 juillet pour déposer une plainte. Menée d’une main de maître par le Commissaire Pape Mamadou Djidiack Faye, l’enquête progresse à une vitesse fulgurante. Interpellé et placé en garde à vue, M. N. a rapidement reconnu les faits. L’exploitation de son iPhone XR, saisi par les policiers, a permis de retrouver l’ensemble des vidéos incriminées stockées dans sa galerie, ainsi que les preuves des échanges menaçants. « Je voulais juste qu’elle vienne me rencontrer afin d’entretenir avec elle des rapports sexuels », a déclaré le mis en cause. Suffisant pour qu’il soit poursuivi pour collecte illicite et menace de diffusion de données à caractère personnel, atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui, chantage et tentative d’extorsion de fonds.

Au terme de 16 heures de garde à vue, le dossier complet, accompagné d’une clé USB contenant les fichiers numériques saisis, a été transmis au procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye. Après règlement, le chef de parquet a placé M. N. sous mandat de dépôt pour être jugé devant le tribunal des flagrants délits.

0 COMMENTAIRES
    Publiez un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *