Guissé Pène recadre sévèrement Mia Guissé

Guissé Pène recadre sévèrement Mia Guissé

Figure respectée du monde culturel sénégalais, Guissé Pène est sorti de sa réserve pour adresser un message fort à la chanteuse Mia Guissé, dont la carrière connaît une ascension fulgurante mais suscite, depuis plusieurs mois, de vives controverses.

«Mia Guissé
Je t’ai connue en 2012 alors que tu étais basketteuse en compétition.
Lors d’une rencontre professionnelle à Tambacounda tu as gratté la guitare et chanté et je t’ai dit ceci : « Mademoiselle, ta réussite ne repose pas sur le basket mais dans la musique, penses yi ».
Je ne t’ai plus revue ni entendue.
Beaucoup d’eaux ont ensuite coulé sous le pont et c’est avec plaisir que j’ai suivi l’ascendance de ta carrière musicale, bravo !

Mais depuis un an, les voix s’élèvent, les murmures deviennent clameurs, les critiques fusent, les regards s’interrogent, ton nom est souvent évoqué.
Plaintes (Jamra) vocifération, stupéfaction s’animent autour de toi.

Alors, sache que être artiste, c’est s’exposer, c’est offrir au monde une part de soi, mais c’est aussi porter une responsabilité : celle d’élever, d’inspirer, de rassembler.

Tu es une étoile montante, et avec la lumière vient l’ombre. Mais souviens-toi : ce qui distingue un artiste véritable, ce n’est pas seulement la beauté de sa voix ou la force de sa présence, c’est l’empreinte qu’il laisse dans les cœurs, la manière dont il élève les âmes, dont il incarne des valeurs qui transcendent la scène.

En Afrique, la femme est le pilier de la société. Elle est mère, sœur, guide, mémoire vivante. Elle est force tranquille, dignité incarnée.
L’art ne doit pas effacer cette noblesse, mais la magnifier. L’extravagance n’est pas synonyme de grandeur, et la sensualité n’est pas l’unique langage de l’expression artistique.
Il y a dans la retenue, dans la pudeur, une puissance silencieuse qui touche plus profondément que mille artifices.

La scène n’est pas un ring, c’est un autel. On y monte pour offrir, non pour dominer. On y danse pour célébrer, non pour provoquer. On y chante pour guérir, non pour diviser.

À toi, Mia, et à tous les artistes qui cherchent leur voie : sachez que vos admirateurs ne demandent pas la perfection, mais la sincérité. Ils veulent voir en vous des modèles de courage, de respect, de beauté intérieure.
Ils veulent croire que l’art peut encore être un refuge, un phare, un souffle d’espoir.
En ma qualité de aîné et défenseur de la culture voilà quelques conseils pour nourrir le bonheur de ceux qui t’aiment :

Reste fidèle à ton essence. Ce qui t’a menée là où tu es, c’est ton authenticité. Ne la perds pas.
Inspire par l’exemple. L’élégance du cœur rayonne plus que celle des habits.
Écoute sans te soumettre. Les critiques peuvent être des tremplins si elles sont accueillies avec humilité.
Fais la paix entre la personne et le personnage. L’un nourrit l’autre, mais c’est l’âme qui doit guider les deux.
Parle avec ton art. Que chaque chanson, chaque geste, chaque apparition soit un message d’amour, de respect et de fierté.

Tu es une voix, Mia. Que cette voix ne soit pas seulement entendue, mais aussi ressentie, respectée, et aimée.»
Guisse Pene

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