Le directeur général de l’Agence nationale de l’État civil (ANEC), Matar Ndao, reconnaît l’ampleur des fraudes à l’état civil tout en précisant que le phénomène, bien qu’ancien, est aujourd’hui plus fréquemment détecté et médiatisé.
Pour expliquer ces dérives, il met en avant les faiblesses historiques du système, longuement resté manuel, dépourvu de procédures harmonisées et marqué par des bases de données informatiques non maîtrisées.
Il dénonce également le manque de formation, la sous-rémunération et l’irresponsabilité de certains agents, des facteurs qui favorisent l’émergence de pratiques frauduleuses liées à la recherche d’identité