Deux jours après son brillantissime succès contre Eumeu Sène, Franc a effectué sa première sortie officielle au micro de Bantamba TV. Sa préparation, sa stratégie, son avenir dans l’arène… la nouvelle coqueluche des Parcelles Assainies nous dit tout.
Que représente cette victoire sur Eumeu Sène ?
Je rends grâce à Dieu ! Je peux dire que je suis le dernier lutteur à m’être révélé aux Parcelles, mais peut-être est-ce par la grâce divine que j’en suis là. Je bénis mes parents, surtout ma maman à qui je souhaite une longue vie. Je prie également pour le repos de l’âme de mon défunt père. Nous ne sommes rien en tant qu’êtres humains, nous ne pouvons que prier le bon Dieu qui nous gratifie, et je Lui rends grâce.
Qu’est-ce qui fait la force de Franc aujourd’hui ?
Nous avons eu une préparation très difficile, mais comme je le dis toujours, dans cette vie, quand on a un objectif, il faut faire des sacrifices. Aujourd’hui, je n’ai qu’à regarder mon grand frère Modou Lo, qui est le Roi des arènes. À ses débuts, personne ne croyait en lui. À chaque fois que je le vois, cela me motive davantage, car ses débuts n’étaient pas faciles. Il en est là grâce à sa rigueur, son travail, sa dignité et son abnégation.
Pourquoi une telle confiance face à Eumeu Sène ?
J’avais étudié sa manière de lutter, et j’étais convaincu que si je l’affrontais, je pourrais le battre sans problème. Je n’avais rien à prouver, car j’ai beaucoup souffert pour ce combat. Je salue au passage mon coach Tim et tous ceux qui étaient avec moi. J’ai entendu dire que je ne m’assois pas dans l’arène, mais je n’y suis pas pour m’asseoir. À un moment, je me suis assis, mais j’avais des choses à faire, je devais assurer une bonne concentration pour le duel.
Je remercie aussi mon staff qui a joué un rôle extraordinaire dans la préparation de ce combat : Laye Ndiombor pour les réflexes, Coach Bollé pour la boxe, et bien sûr Modou Lo pour la stratégie. D’ailleurs, vous avez sûrement vu un peu de lui dans ma manière de lutter ce jour-là…
Le lait qui fait polémique ?
Effectivement, lorsque je me suis versé du lait, les arbitres m’ont fait remarquer que c’était gras. Mais ensuite, je me suis essuyé, et tout a été retiré avant le début du combat. Ce sont les arbitres eux-mêmes qui m’ont donné le feu vert pour lutter.
Un mot à l’égard de l’adversaire ?
Au-delà de toute considération, je tiens à encourager Eumeu Sène. Si quelqu’un ose dire qu’il n’est pas un champion, c’est que cette personne est un nihiliste. Mais nous sommes dans un sport de combat, et pour le vendre, il faut parfois jouer les provocateurs. Eumeu Sène est un grand champion, et je le respecte profondément.
Le coup qui a causé l’ouverture de l’arcade ?
Oui, j’ai pris un coup, et par la suite, j’ai accéléré ce que je voulais faire. J’ai enchaîné une série d’actions qui a mené à sa chute. Je rends encore grâce à Dieu, car je sais qu’il y a des sorts divers dans ce sport. Je suis prêt à tout. Si Dieu en avait décidé autrement, j’aurais accepté Sa volonté et félicité mon adversaire.
Quel futur adversaire après Eumeu Sène ?
Je suis sur la ligne droite, et je suis prêt à affronter tout adversaire que la lutte mettra sur mon chemin. Toutefois, quiconque me trouve sur cette ligne sera écarté.
Un dernier mot ?
Je terminerai en demandant pardon à tout le monde. Nous sommes des passionnés, et tout ce que nous avons pu dire l’a été dans le cadre du sport. À toutes les personnes qui se sont senties offensées, nous demandons sincèrement pardon. Je remercie Père Ba, notre président.