Placé en garde à vue au commissariat central de Fatick, l’homme surnommé « Pa Camara » sera déféré au procureur du tribunal de grande instance. Il est poursuivi pour viols, pédophilie et détournement de mineures. L’enquête révèle un mécanisme de terreur psychologique glaçant.
Les policiers du commissariat central de Fatick ont mis fin au calvaire de deux fillettes âgées de 10 et 13 ans. L’individu connu sous le nom de « Pa Camara » a été interpellé et placé en garde à vue. Il sera prochainement présenté au procureur pour répondre des chefs de viols, pédophilie et détournement de mineures.
L’affaire a éclaté grâce au signalement de S. Top, coordinatrice de l’ONG « Action de développement », qui soupçonnait des abus sexuels sur une première victime. En présence de sa mère, B. Nd., 13 ans, élève en classe de CM1, a brisé le silence. Elle a confié aux enquêteurs avoir été violée à plusieurs reprises par « Pa Camara ». En creusant l’affaire, les policiers ont découvert que F. S. Nd., 10 ans, en CE1, avait subi le même sort.
La menace qui a fait taire les fillettes
Ce qui glace les enquêteurs, c’est le procédé utilisé par le mis en cause pour imposer la loi du silence. Selon des sources proches du dossier, les deux victimes ont expliqué n’avoir rien dit parce que « Pa Camara » menaçait de dire à tous leurs camarades d’école qu’elles étaient des prostituées. Une menace psychologique redoutable qui a fonctionné pendant de longs mois.
Les enquêteurs sont désormais sur la piste d’autres présumées victimes, laissant craindre que l’affaire ne prenne une ampleur encore plus grande.