La nomination de Déthié Diouf à la tête du Conseil d’administration du Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose ne fait pas l’unanimité, y compris auprès du principal intéressé. Désigné ce jeudi 10 septembre en Conseil des ministres pour remplacer Ousmane Sane, le Thiessois a publiquement rejeté le poste. Invité sur les ondes de RFM, il n’a pas caché son amertume, allant jusqu’à qualifier cette nomination d’« humiliation ». Pour lui, son parcours et son engagement sur le terrain ne justifient pas une telle affectation.
Déthié Diouf affirme ne pas se reconnaître dans les fonctions qui lui sont proposées. « Je ne suis pas intéressé par ce poste et je tiens à le dire de vive voix. Marr naa du ma taxa naan pôtiit », a-t-il notamment déclaré. Le nouveau PCA désigné estime également que son profil ne présente aucun rapport avec le secteur théâtral. Il rappelle par ailleurs être originaire de Thiès, une ville dont il considère qu’elle méritait, selon lui, une autre considération dans le cadre des nominations opérées par les nouvelles autorités. Ses propos traduisent une frustration manifeste face à une décision qu’il juge inadaptée à son parcours.
Pourtant, le communiqué officiel du Conseil des ministres ne laisse planer aucun doute sur la décision prise : « Monsieur Déthié DIOUF, titulaire d’une Maîtrise en Géographie, est nommé Président du Conseil d’Administration du Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose, en remplacement de Monsieur Ousmane SANE. » Reste désormais à savoir si le refus exprimé publiquement par l’intéressé entraînera l’annulation ou la modification de cette nomination. Une situation pour le moins inhabituelle, qui remet au centre du débat les critères de désignation aux postes de responsabilité et les rapports entre profils nommés et fonctions qui leur sont confiées.