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« C’est elle qui l’a jeté » : O. Niass voulait tuer sa femme, après avoir échoué au « Barça wala Barsakh »

« C’est elle qui l’a jeté » : O. Niass voulait tuer sa femme, après avoir échoué au « Barça wala Barsakh »

Candidat malheureux à l’émigration clandestine, le charlatan O. Niass risque de passer 6 mois à la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Mbour. Le sexagénaire, qui n’a pas supporté l’échec de son projet de voyage clandestin, a, une fois de retour à la maison, violemment battue sa femme, qu’il accuse d’avoir jeté son talisman porte-bonheur.

Après 24 ans de vie conjugale, le mariage d’O.
Niass et de son épouse, W. Diarra, est au bord de la rupture. Candidat malheureux à l’émigration clandestine, le charlatan s’en est violemment pris à son épouse en la bastonnant avant de menacer de la tuer. Le tort de la dame ? Avoir jeté son talisman porte-bonheur, suspendu devant la porte de sa maison.

L’histoire prend racine au mois d’octobre dernier. Après avoir échoué à rejoindre les côtes espagnoles, O. Niass rejoint bredouille son domicile à Malicounda. Chez lui, il constate, amer, la disparition de son gris-gris, censé lui porter chance dans sa tentative d’émigration. il s’ouvre à son fils, qui lui confie n’avoir pas vu le fameux talisman. Courroucé, il l’attaque à la machette. Le fils sera sauvé par sa mère, qui lui demande de se cacher chez les voisins. Ce sera le geste de trop. O. Niass transfère son ire vers la dame, qu’il roue de coups avant de mettre le feu à ses habits. Incontrôlable, il la chasse de la maison.

Contrainte de dormir à la rue, W. Diarra sera surprise dans son sommeil par son époux, qui l’attaque à la machette, la blessant grièvement à la cuisse. Secourue par une voisine, W. Diarra est prise en charge dans une structure sanitaire et bénéficie d’un certificat médical attestant d’une incapacité de travail de dix jours. Cependant, elle n’était pas encore tirée des griffes de son époux, qui l’a rejointe dans sa maison prise en location pour la sommer de retourner au domicile conjugal avec leurs 5 enfants. Ce que refuse la dame. Une attitude qu’O. Niass ne cautionne pas. Dans un état second, il s’empare d’une bouteille d’essence et menace de mettre le feu à sa conjointe. La goutte de trop pour W. Diarra, qui se rend à la gendarmerie pour porter plainte contre son époux indélicat.

Ce dernier est arrêté et placé sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt et de correction (Mac) de Mbour. Avant-hier, jeudi, à la barre, les deux conjoints ont donné chacun sa version des faits. O. Niass réfute les accusations portées contre sa personne, là où son épouse raconte un quotidien fait de violences et de brimades et réclame un (1) million de Fcfa en guise de dommages et intérêts. Pour le procureur de la République, qui a longuement sermonné le mis en cause, sa culpabilité ne souffre d’aucun doute. Il requiert à son encontre une peine d’emprisonnement de six mois ferme. Le délibéré est fixé au 12 novembre prochain.

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Amadou NIMAGA

Journaliste à la rédaction de Kawtef.

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