Bagarre devant un bar à Saly : 10 prostituées arrêtées après s’être disputé des clients

Bagarre devant un bar à Saly : 10 prostituées arrêtées après s’être disputé des clients

Le commissariat urbain de Saly, sous le commandement du commissaire Oumar Mbaye, a déféré devant le procureur Augustin Yakhar Faye, chef du parquet de Mbour, dix femmes présentées comme travailleuses du sexe, à savoir C. Diagola, R. Sylla, A. Wade, B. John, N. O. Kalu, P. Onos, B. A. Jolliffe, G. Eke, M. Asakwe et M. D. Diallo, pour violences et voies de fait réciproques, rixe sur la voie publique et troubles à l’ordre public, selon des sources de Seneweb.
​Cette interpellation collective de dix personnes intervient dans un contexte que les populations jugent préoccupant. Selon nos interlocuteurs, le phénomène des rixes entre travailleuses du sexe devant les boîtes de nuit et bars est devenu récurrent, ces dernières se donnant en spectacle pour attirer une clientèle en quête de plaisirs. Face à cette situation, la police de Saly a porté un coup remarquable afin de parer au pire, à la suite d’altercations opposant des travailleuses du sexe, dont des ressortissantes étrangères.
​Les faits se sont déroulés le 13 août 2026. Le commissariat a été saisi téléphoniquement d’une altercation en cours à l’entrée d’un bar-dancing , sis à Saly. Aussitôt informés, les policiers de la Brigade de Recherches ont reçu pour mission de se rendre immédiatement sur les lieux afin d’interpeller et de conduire les personnes mises en cause.
​Sur place, les hommes du commissaire Mbaye ont constaté un attroupement et identifié les dix femmes précitées, toutes présentées comme étant les protagonistes de l’altercation.
​Conduites au commissariat, les mises en cause ont été entendues séparément sur procès-verbal régulier, notamment sur l’ancienneté de leur différend ainsi que sur les circonstances et les motifs à l’origine de celui-ci. Chacune d’elles aurait rejeté la responsabilité des faits sur l’autre, sans qu’il soit possible, à ce stade, d’établir une responsabilité exclusive.
​Il ressortirait des déclarations recueillies que les protagonistes entretiendraient depuis un certain temps des relations particulièrement conflictuelles, marquées par une animosité persistante susceptible de dégénérer et d’aboutir à des incidents plus graves. Les démarches entreprises par les enquêteurs auprès des gérants de bars et de boîtes de nuit auraient également permis de constater une certaine inertie dans la gestion de ce conflit, certains comportements laissant craindre une volonté de régler le différend par la violence.
​L’atmosphère particulièrement tendue qui prévaut à l’issue des soirées dansantes constituerait, à cet égard, un motif sérieux de préoccupation. Des riverains ainsi que des touristes se seraient, à plusieurs reprises, plaints de la récurrence des disputes et des altercations impliquant ce groupe, un phénomène susceptible de porter atteinte à la tranquillité publique et de donner une image négative de la ville auprès des visiteurs.

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