Un médecin en service au Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) a été arrêté puis placé sous mandat de dépôt dans le cadre de l’enquête judiciaire liée à l’affaire impliquant Pape Cheikh Diallo
Selon des informations relayées par Dakarposte, il s’agit du Dr Serigne Mourtalla Guèye, spécialiste de la transfusion sanguine et de la santé publique, également impliqué dans des travaux de recherche clinique et d’épidémiologie. Dans une présentation personnelle citée par le média, il se décrit comme un jeune médecin hématologue engagé dans la recherche scientifique, ayant participé à plusieurs essais cliniques en tant que coordonnateur et sub-investigateur.
Toujours selon des informations rapportées par Seneweb, le médecin avait également participé à des actions sociales en collaboration avec une ONG, notamment à travers des consultations gratuites organisées dans plusieurs localités comme Touba et Diourbel, où des enfants, dont des talibés, avaient bénéficié de ces initiatives.
Soupçonné d’entretenir une relation avec Pape Cheikh Diallo, il n’aurait pas réussi à convaincre les enquêteurs face aux éléments recueillis grâce à des outils techniques utilisés par les services d’enquête.
Les poursuites engagées contre lui portent notamment sur des accusations d’actes contre nature et de transmission volontaire du VIH. Lors de son interpellation, le médecin aurait tenté de mettre fin à ses jours avant d’être brièvement hospitalisé, puis présenté au parquet.
Dans un communiqué, la direction du Centre National de Transfusion Sanguine a précisé que les faits reprochés relèvent de la vie privée de l’agent et n’ont aucun lien avec ses fonctions professionnelles au sein de l’institution.
L’établissement a également tenu à rassurer l’opinion publique concernant la sécurité des produits sanguins. Selon la direction, les protocoles de contrôle en vigueur rendent impossible la distribution de poches de sang infectées.
Avec cette arrestation, le nombre d’interpellations dans le cadre de cette enquête judiciaire s’élève désormais à 56. L’enquête se poursuit et d’autres arrestations pourraient intervenir, selon des sources proches du dossier.