En plus d’un témoignage très détaillé, Ahmadou Lamine Dia (49 ans) avait «vidé » le contenu de son téléphone lors de son audition sous le régime de la garde à vue.
Les choses sont allées très vite ce vendredi pour
Ndiaga Seck (51, comptable de profession). En exécution d’une délégation judiciaire du juge du premier cabinet de Louga, chargé du dossier dans
lequel 22 suspects sont écroués à ce stade pour association de malfaiteurs, harcèlement sexuel, incitation à la débauche, collecte de données à caractère porn0graphiques, diffusion d’images à caractère pornographiques, mise en danger de la
vie d’autrui, transmission volon‐ taire du Vih/Sida et acte contre nature, le commissariat de Linguère avait sollicité de la Division des investigations
criminelles (Dic) l’interpellationnet la «mise à disposition » de Ndiaga Seck.
Les investigations menées par la Dic ont permis d’identifier le domicile de Ndiaga Seck à Keur
Massar (Cité Petrosen) où il a été cueilli peu avant 14 heuresbalors qu’il était en pleins préparatifs en vue de son départ pour la Mecque. Acheminé au siège de Dic, Ndiaga Seck, qui était déjà sous le coup d’une opposition rendant impossible son
voyage, a été sommairement identifié, comme le veut l’usage, avant d’être récupéré le commissariat de Linguère. Au moment où nous mettions sous presse, il était interrogé sous le régime de la garde à vue au commissariat de Linguère.
Que s’est‐il passé ? Parmi les 22 personnes écrouées dans le dossier de Linguère, débuté
avec l’interpellation de Mame Abdou Lecore dit «Baye Tama» (32 ans) figure Ahmadou Lamine Dia (49 ans), se disant agent de la Cse, domicilié à Mé‐ rina Ndiaye (Dahra).
A l’instar de Malick Ba (35 ans, réparateur) ; et Kabou Guèye (43 ans, agent de sécurité), Ahmadou Lamine Dia avait été cité par Amadou Niang, Alé Daff et Mbaba Gningue, arrêtés auparavant, comme faisant partie de leurs partenaires. Tous avaient fait des aveux complets.
Face aux enquêteurs, Ahmadou Lamine Dia, qui se définissait comme un «Yoss », avait admis avoir commencé ses premiers rapports sexuels à Dakar
avec un certain métisse cap‐verdien du nom de Rodriguez qui l’avait initié aux pratiques h0mos€xuelles. Il ne s’était pas arrêté là. L’agent de Cse avait aussi donné le nom de Ndiaga Seck avec qui, selon lui, il a eu «plusieurs rapports sexuels » avant de le perdre de vue quand il a quitté Dakar. Pour étayer ses propos, Ahmadou
Lamine Dia avait sorti de son téléphone des photos intimes et une cinquantaine de messages
sulfureux relevant de leurs discussions. Mieux ou pire, il avait informé avoir été testé positif au Vih depuis 2013.
A charge pour Ndiaga Seck d’apporter des réponses à ces éléments techniques d’autant que l’exploitation de son téléphone est aussi envisagée.