Une affaire aux contours particulièrement sombres a été examinée devant la barre, mêlant accusations de séquestration et rituels occultes. Au cœur du dossier, un mari, M. Mbengue, est accusé d’avoir enfermé son épouse pour la contraindre à des rapports sexuels avec un tiers, P. Ciss, sous le prétexte de recommandations mystiques. Fait marquant de la procédure, la victime s’est avérée être la propre tante de l’un des accusés.
Le procureur de la République n’a pas mâché ses mots lors de son réquisitoire, fustigeant le comportement du mari qui aurait transformé sa femme en objet. Pour marquer la gravité des faits, il a requis une peine de 15 ans de réclusion criminelle contre M. Mbengue et 7 ans contre son complice présumé, P. Ciss.
De l’autre côté de la barre, les conseils de la défense ont axé leur plaidoirie sur la fragilité des éléments à charge. Mes Diaw et Faty ont tour à tour sollicité l’acquittement de leurs clients, déplorant l’absence totale de preuves matérielles tangibles, de certificats médicaux ou d’analyses biologiques probantes. L’affaire reste désormais entre les mains des juges, qui devront trancher entre la sévérité requise par le ministère public et le doute soulevé par la défense.