La drépanocytose pourrait être guérie chez 60 % des patients au Sénégal si la loi encadrant la greffe était adoptée, a plaidé le Pr Fatou Samba Ndiaye, cheffe du service d’hématologie de l’hôpital Dalal Jamm. Elle rappelle que cette maladie génétique, marquée par de fortes douleurs osseuses et une anémie sévère, touche environ 1 700 nouveaux patients chaque année au Sénégal, où 10 à 11 % de la population est porteuse du gène. Malgré les progrès réalisés, comme les programmes de lavage sanguin et d’échanges transfusionnels mensuels, le pays fait face à un déficit critique de spécialistes, avec seulement une vingtaine d’hématologues. Selon le Pr Ndiaye, l’adoption rapide de la loi sur la greffe ouvrirait la voie à un traitement curatif pour de nombreux malades, avec des résultats particulièrement prometteurs chez les enfants.